Tribal Bellydance ?


L’American Tribal Style Bellydance puise ses racines dans les danses tsiganes du Moyen Orient auxquelles s’ajoute la sensibilité artistique américaine contemporaine (Rina Orellana Rall).

Le style tribal est né aux Etats-Unis à la fin des années soixante avec Jamila Salimpour. Lors de la « Renaissance Pleasure Fair » (à Berkeley), Jamila Salimpour, professeur de danse orientale et sa troupe doivent répondre à l’exigence esthétique de la période médiévale. Pour y répondre avec la plus grande authenticité possible, Jamila travaille donc l’année suivante sur les origines de la danse orientale, ses racines tziganes comme ses styles traditionnels et présente sa nouvelle troupe Bal-Anat en costumes traditionnels.

 

PuisCarolena Nericcio, élève de Masha Archer depuis l’âge de 14 ans, fait évoluer le concept de danse en troupe improvisée.

Elle organise la danse, la codifie pour pouvoir présenter sur scène une improvisation collective synchronisée. Elle est la créatrice de  l’American Tribal Style Bellydance® (ATS) et la directrice de la compagnie Fat Chance BellyDance (FCBD). Les costumes sont ethniques (bijoux afghans et berbères, jupes gypsy, turban indien sur la tête, tatouages tribaux sur le visage), la danse se pratique en communauté. Les solistes n’existent pas. Les mouvements fusionnent la danse orientale, la danse khatak d’Inde et le flamenco. C’est une danse de semi-improvisation basée sur le principe « lead & follow » et des « cues » : un meneur « leader » entraîne le reste de la troupe « followers » dans des combinaisons de mouvements déclenchés par des clés «cues». Chaque danseur est tour à tour meneur et « suiveur ».

L’ATS est la seule danse au monde qui utilise le format “cues-lead-follow” et permet d’improviser une danse de troupe parfaitement synchronisée.

AMERICAN TRIBAL FUSION

Jill Parker quitte la troupe des FatChance Bellydance. Elle souhaite pouvoir créer de nouveaux mouvements en y ajoutant ses propres influences. C’est le début du style American Tribal Fusion Bellydance. Jill est  directrice de la compagnie Ultra Gypsy et devient la première danseuse d’American Tribal Fusion Bellydance (ATF – Danse orientale Tribale Fusion Américaine).

Des solistes apparaissent ainsi que des troupes utilisant des chorégraphies. Les artistes agrémentent la base ATS de leurs propres influences : jazz, hip-hop, odissi, contemporain… Beaucoup d’entre elles utilisent la technique Suhaila Salimpour qui leur permet une maitrise totale de leur musculatures exécutant alors sur scène des « isolations » fascinantes. Les costumes se personnalisent, la musique fusionne, voire devient électro. Aujourd’hui, il existe plusieurs courants tels que : fusion gothique, fusion burlesque, fusion romantique, fusion urbaine… Le point commun à toutes : l’ATS, la posture, l’attitude et la fusion.

L’ATF, toujours fidèle à la philosophie de l’ATS, stimule la création artistique personnelle. Ouverte à toute les fusions, elle ne demande rien d’autre que d’être soi même. C’est une quête vers sa propre identité qui se nourrit et s’enrichit de l’ouverture à l’autre.

La danse orientale tribale américaine est une danse récente. Nous avons donc la chance extraordinaire de pouvoir cotoyer encore aujourd’hui, ces pionniers qui un jour, en quête de racines et d’humainité, ont inventé une nouvelle façon de danser le monde occidental contemporain.
Aujourd’hui, la danse orientale tribale fusion américaine se développe doucement en France. Elle véhicule ces valeurs : esprit de tribu, ouverture à toutes formes de danses par la fusion, singularité visuelle.

Source : Djeynee  Bodson

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